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CHERCHEURS EN VILLE #54 Vivre la réclusion
30-10-2020
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#54 Chercheurs en ville : Vivre la réclusion

 

Vendredi 30 octobre, notre invité est Stéphane Héas, maître de conférences à l’Université Rennes 2, sociologue. Il est membre du laboratoire Violences Innovations Politiques Socialisations Sports, et membre associé au laboratoire de sciences politiques et de sociologie Arènes. C'est aussi le créateur et directeur de publication pour la revue en ligne La peaulogie.

 

Le confinement qu’on connu les Français des mois de mars à mai, tout comme les récentes annonces de couvre-feu (et de re-confinement !), sont des épisodes imposés qui ressemblent bien, sous certains aspects, à des formes de réclusion.

Car la réclusion n’est pas seulement criminelle – cette peine de droit commun qui se traduit par une privation de liberté et un travail imposé de 10 ans jusqu’à la perpétuité. Non, la réclusion, c’est également l’état de celui qui vit enfermé, solitaire, retiré du monde, de façon contrainte ou non comme dans les communautés religieuses. En ça, les lieux de la réclusion sont multiples : il y a la prison, les camps de concentration mais également le service militaire, les hôpitaux psychiatriques, les maisons de retraite, les sectes, ou encore les internats. On peut même être enfermé dans son propre corps lorsqu’on vit l’expérience de la maladie ou du handicap.

Les buts de la réclusion ont évolué depuis l’Antiquité où la détention servait un but préventif, en attente d’exécution de peine. Aujourd’hui, l’enfermement sert des buts de contrôle, thérapeutiques, éducatifs, patriotiques, spirituelles, etc. Et ses murs, auparavant barrières matérielles, se font de plus en plus invisibles.

Quels sont les effets destructeurs de la réclusion d’un point de vue physique et psychologique ? Peut-on observer des mécanismes vertueux de dépassement de la réclusion en termes de création et de solidarités ? Comment sont vécues les différentes formes d’enfermement durant la réclusion et à plus long terme ?  


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